mercredi 16 février 2011

Vincent Marissal: un cas clinique

Lu dans son billet intitulé "Harper contre la machine":
De fait, le gouvernement conservateur multiplie les accrochages avec la machine et, un peu plus de cinq ans après son arrivée au pouvoir, Stephen Harper semble encore se battre - se débattre, même - contre elle.

Non pas tant, comme il l'a dit, parce que cette machine est rouge, que parce que Stephen Harper oppose des décisions purement idéologiques aux analyses objectives de ses fonctionnaires, quand il ne va pas carrément à contre-courant de la science, comme ce fut le cas pour le recensement.

Il est toujours intéressant d'observer la tendance qu'ont les gauchistes doctrinaires à confondre leur propre biais idéologique avec ce qu'ils perçoivent comme étant le bon sens le plus élémentaire. Pour eux, l'idéologie progressiste n'est rien de moins qu'une science, une vérité objective.

Complètement aveuglés par ce qu'ils croient être l'intrinsèque exactitude de leurs fantasmes idéologiques, ils ne peuvent concevoir que d'autres individus puissent partager une analyse du monde différente de la leur.

Les rares qui osent s'aventurer à l'extérieur du consensus bien-pensant sont sytématiquement taxés d'idéologues dangereux, de dictateurs qui ne s'assument pas, de tortionnaires de chiots sans défense.

On peut observer cette tendance lourde en lisant les réactions de nos journalistes-amis-de-la-planète à chaque fois que le gouvernement Harper choisit de prendre une décision politique. Que ce soit dans les dossiers de politique étrangère, d'enjeux sociaux ou d'économie, nos scribouillards progressistes n'ont de cesse de se noyer dans un océan d'indignation pour la simple et unique raison que le Parti conservateur refuse d'orienter les politiques du gouvernement qu'il dirige vers la sentiers battus de l'Internationale gogauche.

Qu'un analyste politique de l'auto-proclamé "plus grand quotidien français d'Amérique" qualifie d'"objectives" les recommendations effectuées par la litanie de fonctionnaires fédéraux installés au plus hauts échelons de la fonction publique canadienne par le Parti libéral pendant plus d'une décennie est un exemple on ne peut plus probant de la chose...

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